Mangez-moi.

Mangez-moi.
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..............."Je finis systématiquement - c'est une maladie, ah, comme je souffre, comme j'aimerais en guérir - par faire n'importe quoi. Je ne suis pas fiable. Je suis comme un drogué, instable, furtif, dangereux. Je vois les épisodes se reproduire, se répondre les uns aux autres, comme le point et son contrepoint. Les personnages se ressemblent : ils sont jeunes et ils jugent."



..............."Pour divergences de méthodes, pour mésentente idéologique, pour vous préserver de vous-même et de vos illusions, je me vois dans l'obligation de mettre fin à notre collaboration qui, croyez-le, m'apporta beaucoup.
Je relis. J'apprécie le calme du style épistolaire; la colère qui ne se dresse plus, mais s'allonge. Ce mélange de douceur et de perfidie que l'on peut y glisser. Une lettre de rupture de trois pages, tissée de reproches, de récriminations, voire d'injures, si elle se termine par quelque chose comme 'mais je sais; au fond de moi, que je n'aimerai jamais personne comme je t'ai aimé(e)', est encore une lettre d'amour. Je raffole aussi des lettres timides et sobres qui dévoilent les sentiments de leur auteur au détour d'un mot qu'il ou elle n'a pu retenir et qui s'envole, papillon fou, pour aller se poser - il connaît exactement le chemin - au coin des lèvres du lecteur, dans un sourire frémissant, que le pressentiment d'un amour secret, et pourtant avoué, fait trembler."




..............."Je ne vous oublie pas, leur dis-je. Je n'oublie rien. Je vous compte et je vous rassemble, je vous range pour mieux vous contempler. Rien de méchant, bilan sans conclusions. Une escalade. Voir si, en vous accumulant, en vous posant les unes sur les autres, comme des briques, je vais pouvoir grimper, bâtir l'immense escalier dont j'ai besoin pour aller accrocher cette lune à mon ciel. Aux personnes, je dis qu'elles seront l'armature, aux choses je précise qu'elles seront la matière. Il me faut construire immédiatement. Je dois être à la hauteur. Mais comment y parvenir ? Renverser toutes les poubelles de mon existence, mêler les déchets aux acquisitions les plu srécentes, les plus coûteuse, et poursuivre l'ascension, alors que dans mes veines plus une goutte de sang, sous ma peau plus une goutte de sueur. Me voici évaporée. Seul demeure le balancier menaçant, dont la face de cuivre inexpressive voyage de droite à gauche, infime trajet de la seconde, qui me signifie qu'il est temps."





J'avais bien envie de mettre des couleurs trop moche. :)

# Posté le samedi 01 septembre 2007 13:35

L'année des treize lunes.

L'année des treize lunes.
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Vous voyez ce temps pourri. On dit que c'est parce qu'il y a exactement treize lunes dans l'année. Toute les années à treize lunes sont des années étrange. Parait-il.


Je suis enfin rentré de vacances. Je les ai commencé à la plage. Pendant deux, j'ai espéré qu'il arrive. Un jour oui, l'autre il décide de s'absenter. Pendant deux semaines, j'ai eu des envies étranges. Celles d'un vacancier qui n'a plus envie. Alors j'espérais rentrer chez moi, ou alors pouvoir me baigner pendant les temps pluvieux et ne plus avoir envie lorsque le soleil apparait. Deux semaines éprouvantes. Enfin de retour chez soi. Machinalement je me levais en regardant en tout premier lieu, le frigo émenté, ensuite le lave vaiselle et enfin la table de la cuisine. Non, ma mere ne m'a rien donné à faire en plus que mes fonctions habituelles : se lever, se preparer avant midi, débarrasser la table du déjeuner, mettre le couvert, répondre au téléphone quand il sonne, et attendre. Et ce, pendant 6jours. Le 7eme, mes parents, d'un élant d'espoir, décident de repartir à la plage. Il est vrai que le soleil, peut être, nous y attend. [Ironique.] En effet, il etait là. Bien caché sous sa couette. Ce qu'on à gagné, ce n'est seulement que quelques kilomètres de plus pour atteindre les 3000 que je dois faire pour la conduite accompagnée. De retour le mercredi chez moi. Je ne me lève pas machinalement, sachant que ma mere est la et qu'aujourd'hui c'est journée 'on fait plein de choses à la maison.'. Je décide donc de dormir. Jeudi matin, je sais qu'on part cette après-midi. Mais je n'ai pas envie. Je sais que mes parents vont me demander pleins de choses dont je n'ai pas envie. Je dors. Sur les coups de 16h, on décolle. Biensûr, j'attend la proposition de ma mère qui va très certainement me demander de conduire. Je ne veux pas conduire. On part. Nous arrivons dans les environs de 17h45. Les Laquieille nous acueillent. Nous resterons 3jours et 3nuits. Première nuit, j'ai froid. Deuxième nuit, elle pleure. Troisième nuit, j'ai chaud. Dimanche on rentre. Et Lundi soir, c'est la nuit des 'je t'aime'. Et je t'aime.


Et pendant tout ce temps : je lis Mangez-moi d'Agnès Desarthe et je me régale, j'envois des messages à Valentin et je lui joue de l'accordéon, j'écoute du Jill Scott et je trouve que cette femme a du talent, je discute avec Bastien qui ne se trouve pas beau et je le contredit en lui disant que tout le monde est beau mais que pas tout le monde veut le voir, je pense à des choses étrages; des sortes de visions exclusives.

Je t'aime.

# Posté le lundi 20 août 2007 18:35

Modifié le mercredi 22 août 2007 16:44

Mnémonique

On se souvien de la vie qu'à travers des moyens mnémotechniques, et je trouve ca coul !

# Posté le lundi 09 juillet 2007 15:27

Ephémère.

Ephémère : Qui ne dure qu'un jour. Tout ce qui n'a qu'une très courte durée.

# Posté le lundi 09 juillet 2007 15:25